Faites la connaissance de
Michelle O'Connor Coughlan
1. Comment définissez-vous ou gérez-vous l’avancement de votre carrière?
Je crois qu’il est important de gérer activement sa carrière en empruntant plusieurs voies. Le réseautage, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son organisation, est bien sûr essentiel, mais il est tout aussi important de bien comprendre sa « marque ». J’entends par là la manière dont on communique ses points forts, son expérience et sa capacité à saisir des occasions et, surtout, la façon dont on se crée soi-même des occasions.
J’ai toujours pensé qu’il était essentiel de faire preuve d’un haut niveau d’initiative. Il s’agit de cerner un défi ou un problème, d’élaborer un plan et de passer à l’action. Transformer les défis en occasions démontre une réflexion stratégique, une capacité de résolution de problèmes et une exécution menant à des résultats tangibles, et cela ne passe pas inaperçu. Un conseil de mon père, qui a occupé des postes de haute direction dans le secteur pharmaceutique, a été déterminant au début de ma carrière et me guide encore aujourd’hui : « Concentre-toi à exceller dans ton rôle actuel, et les promotions et les responsabilités supplémentaires suivront. » En ce qui me concerne, il avait raison.
2. Quelle est, selon vous, la caractéristique qu’il faut posséder pour occuper un poste de direction?
De la curiosité intellectuelle, combinée à une grande vivacité d’esprit. Plus vous progressez, plus un large éventail de compétences devient essentiel; vous devez continuellement acquérir de nouvelles aptitudes, intégrer des perspectives interfonctionnelles et gérer des dossiers de plus en plus complexes.
Compte tenu de l’évolution rapide du contexte commercial, la capacité à absorber des informations, à s’adapter et à diriger avec souplesse est plus importante que jamais. La curiosité intellectuelle vous permet également de relever les défis avec davantage de créativité, ce qui sera plus que jamais nécessaire.
3. Quel est le meilleur conseil d’affaires que vous ayez reçu d’une mentore ou d’un parrain?
Deux conseils m’ont particulièrement marquée :
- Adopter une approche de « travail en treillis » plutôt qu’une approche « en échelle » pour les évolutions de carrière. Les mutations latérales peuvent être extrêmement enrichissantes : elles permettent d’acquérir de nouvelles compétences, d’affiner sa compréhension de l’entreprise et de développer ses relations avec les leaders et les équipes. Tout au long de ma carrière, j’ai effectué des mutations latérales dans divers domaines interfonctionnels, ce qui a renforcé mes capacités générales et mon leadership, et m’a directement permis de passer à l’échelon supérieur.
- Prendre des risques réfléchis et relever de grands défis. J’ai accepté un poste au sein de la première équipe de marketing international de Merck en Europe, ce qui impliquait de déménager à Munich, en Allemagne (et plus tard à Lucerne, en Suisse) et d’être séparée de mes proches pendant de longues périodes. C’était une décision extrêmement difficile à prendre, je n’étais pas aussi « courageuse » qu’on aimerait le croire. J’ai toutefois été motivée par un message que je gardais sur mon bureau : « Allez là où il n’y a pas de chemin, et tracez une voie ». Je savais que si je disais non à ce rôle mondial, j’allais le regretter plus tard. Ma douce moitié m’a soutenue dans tout ça et cette expérience est devenue l’un des chapitres les plus exigeants et enrichissants de ma carrière. Me joindre à Cencora (Innomar) a été une autre excellente décision. Elle m’a permis d’approfondir mon expertise dans le domaine des médicaments spécialisés, et je continue à apprendre chaque jour. Je suis reconnaissante de l’impact incroyablement positif des médicaments destinés au traitement des maladies rares sur les patients canadiens et leurs familles, ainsi qu’envers les leaders et mes collègues de l’écosystème du remboursement qui continuent à m’inspirer.

