Faites la connaissance de
Marija Cotic
Le parcours de Marija dans le secteur pharmaceutique n’a pas commencé en marketing, mais dans un laboratoire, où elle a obtenu un doctorat en génie biomédical. À l’époque, elle étudiait les rythmes cérébraux de patients épileptiques aux côtés de neurologues, de neurochirurgiens et d’autres ingénieurs. Elle est aujourd’hui vice-présidente, Stratégie médicale et affaires réglementaires, chez NFA Health, où elle met son expertise scientifique au service des analyses réglementaires et médicales qui orientent la stratégie de marque. Elle a la capacité de traduire des concepts scientifiques complexes en messages clairs, convaincants et conformes. En plus de son travail, Marija est une grande passionnée des voyages avec plus de 20 pays à son passeport et une encore plus grande passionnée de soccer qui a assisté à de grands tournois sur trois continents!
Quelle est, selon vous, la caractéristique qu’il faut posséder pour occuper un poste de direction?
Ce qui ressort pour moi, c’est la curiosité. On a tendance à croire que tout le monde voit un problème de la même manière que nous, selon nos propres échéances et priorités. C’est généralement de cette supposition que découlent les mauvaises décisions. On ne peut comprendre le point de vue de quelqu’un en une seule réunion ou à la simple lecture d’un organigramme. Il faut prendre le temps de poser des questions et prêter attention aux propos de l’autre, plutôt que de juste vouloir dire ce qu’on pense. Les leaders que je respecte le plus ne sont pas ceux qui excellent en réseautage, mais plutôt ceux qui prennent le temps de comprendre les défis d’une personne ou d’une équipe. Cette attitude se reflète dans leur manière de négocier, d’évaluer les situations et de prendre des décisions qui ont des répercussions sur bien plus qu’eux-mêmes.
Quel est le meilleur conseil professionnel que vous ayez reçu d’une personne vous fournissant du mentorat ou du soutien?
Une mentore m’a déjà dit quelque chose qui m’a marquée : bâtir une équipe solide ne consiste pas uniquement à réunir des personnes talentueuses, mais aussi à connaître leur capacité à bien travailler ensemble. Ma mentore avait pour habitude de prêter attention à cet aspect, à cette complémentarité et c’est quelque chose qui m’est resté. Depuis, chaque fois que je forme une équipe ou que je fais partie d’une nouvelle équipe, je prête attention à la même chose : pas seulement à ce que chacun apporte individuellement, mais à la façon dont chacun se comporte au sein du groupe.
Sur quoi travaillez-vous actuellement en plus de votre emploi principal ou pour enrichir vos compétences?
L’IA connaît un essor fulgurant au sein de notre industrie, et beaucoup de personnes et d’entreprises cherchent encore à l’utiliser efficacement. Je réfléchis à la place de l’IA, plus particulièrement dans l’examen réglementaire de la publicité en santé, parce qu’une grande partie de ce travail repose sur le jugement professionnel, qui comporte forcément une part de subjectivité. Les règles en tant que telles, comme les politiques et les lignes directrices, sont fiables. Or, leur mise en application n’est pas toujours cohérente, et cette incohérence sert en partie à entraîner les modèles d’IA actuellement. J’ai donc décidé de l’utiliser non pas pour prendre des décisions, mais bien pour faciliter les processus. C’est en partie pourquoi je me tourne de plus en plus vers l’IA. Je ne cherche pas à remplacer mon jugement, mais à l’aiguiser : détecter plus rapidement les éléments qui méritent mon attention, profiter d’un deuxième regard plus objectif et remettre en question ma propre réflexion.

